Innovation: Une poudre de bactéries pour nourrir les humains

la poudre solein

Cette poudre de bactéries est une poudre de protéines semblable à la farine. Elle serait comme la viande et permettrait de préserver l’environnement du fait de sa non-connexion à l’agriculture.

C’est une invention d’une start-up finlandaise, Solar Foods qui a créé cette protéine baptisée Solein. La protéine Solein, monocellulaire; unique et pure serait issue d’un processus basé sur un concept de la NASA et intègre seulement du dioxyde de carbone (CO2), de l’eau, de l’électricité et des bactéries. Une protéine « révolutionnaire pour l’industrie alimentaire mondiale ».

 En effet, pour la production de cette protéine déconnectée de l’agriculture classique, Solar Foods dit prélever des bactéries et microbes dans le sol et les élever en laboratoire. Ils sont nourris  à l’aide de nutriments issus de dépôts minéraux (sodium, phosphore, potassium) combinés à du dioxyde de carbone capturé dans l’air et d’hydrogène obtenu par la galvanisation de l’eau.

Nourrir les hommes avec des bactéries pour protéger l’environnement. Qu’en pensez-vous ?

Le dirigeant de Solar Foods affirme qu’1kg de Solein pourrait subvenir aux besoins quotidiens de 7 à 10 personnes, ce qui pourrait mettre fin à la famine dans le monde selon lui. Il estime par ailleurs, que la protéine en question pourrait s’adapter à différents régimes alimentaires. Elle pourrait être ajoutée à des boissons, faire du pain ou des steaks végétaux et même servir à la création d’autres viandes en laboratoire.

La production de cette poudre permettrait non seulement de limiter les contraintes liées à l’agriculture classique, telles que les pollutions, les conditions météorologiques ou l’irrigation, mais mettrait aussi fin à la suprématie de la viande et du soja qui impactent gravement l’environnement.

Est-ce l’environnement qui a été créé pour l’homme ou c’est l’homme qui a été créé pour l’environnement ?

La mise de cette poudre sur le marché est prévue pour 2021 aux alentours de 10 Euros le kilo. Réfléchissez-y dès maintenant pour ne pas être surpris. Cette innovation est peut-être intéressante, mais aura-t-elle la capacité de bousculer nos habitudes alimentaires en Afrique ou incarner un système alimentaire capable de venir à bout de la sécurité alimentaire mondiale ? C’est là la question.

Je ne pense pas que les Africains puissent abandonner encore leur « culture alimentaire Bio» pour s’adonner aux aliments artificiels.

Richard Gleyei

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