Législatives en Guinée : Enjeux et défis pour le RPG Arc-en-ciel !

Après des résultats peu élogieux pour un parti   au pouvoir lors des dernières  élections communales, la mouvance présidentielle  fait de nouveau face à une autre obligation de résultats pour les consultations législatives annoncées pour le 1er mars prochain.

Pour gagner le pari, le parti au pouvoir  a tout d’abord misé sur la sélection des candidats à la base auprès des différentes sections.  Là aussi, des propos du président du parti ont dénoncé certaines vieilles habitudes dont la corruption, le copinage et le favoritisme qui se sont invités dans les choix. D’ailleurs, Alpha Condé avait ouvertement exprimé sa désapprobation.

Des hauts commis de l’Etat en quête d’un nouveau point de chute, veulent à tout prix s’accrocher au rendez-vous annoncé du 1er mars prochain.  C’est dans cette optique que bon nombre d’entre eux se sont lancés pour se faire légitimer auprès des différentes sections préfectorales en distribuant même des espèces sonnantes et faramineuses.

Cette attitude décriée à la base par les militants est vu comme une stratégie visant à écarter la candidature de plusieurs personnes éclairées dans leurs propres circonscriptions sous la bannière du parti au pouvoir.

Ce qui d’ailleurs fera dire à certaines langues que ‘’la mouvance a préféré les candidatures de ces cadres ‘’touche à tout’’ à la place de jeunes dynamiques’’.

Du coup les communautés n’ont pas digéré ce forcing de candidats mal aimés. D’où certaines scènes de contestations enregistrées  dans certaines localités de Kankan, Siguiri, Beyla, Kérouané…

Donc, l’appréhension reste de mise quant aux résultats qu’obtiendront ces candidats ‘’mal aimés’’.

‘’Candidature forcée ne vaut pas victoire’’

Une candidature est différente d’une victoire, car on devient candidat pour divers objectifs ou défis.  Généralement, nous avons  la mauvaise expérience des candidatures dépourvues de toute objectivité (envi du pouvoir, avoir de la renommée, s’enrichir… tout y est). Ces élus viennent souvent soit pour apprendre ou se faire connaitre sur terrain politique. Chacun d’eux a un objectif particulier.

Mais avec l’absence des adversaires de taille (UFDG, UFR, BL, etc.), une nouvelle configuration se dessine dans le paysage politique guinéen, plusieurs partis qui étaient dans l’ombre s’affichent désormais pour tenir tête au parti au pouvoir. Avec la nomenclature d’une trentaine de partis retenus  dans la course aux législatives, c’est un grand boulevard qui s’ouvre pour le RPG Arc-en-ciel pour enfin remporter haut les mains un scrutin.

‘’Les petits partis’’ devront ainsi se contenter d’apprendre la leçon en matière d’élection et n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Pour ce faire, le parti de la majorité présidentielle devra laisser le libre choix aux militants à la base pour élire leurs candidats, afin de donner l’opportunité aux personnes dynamiques et engagées pour la cause de leurs communautés d’être élus sans aucune influence extérieure. Se passer ainsi du  clientélisme et du favoritisme dans le choix des candidats…

Il ne faut surtout pas oublier que seul le peuple est souverain et c’est à lui que revient la responsabilité d’admettre ou de sanctionner tout candidat à une élection.

Almamy bamba & B. Leno

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